“Les impôts”, débat lancé par un bruzois
Sunday 20 January 2008 par admin
pour la seule part de la commune en 7 ans le bilan se solde par:
+ 30% d’augmentation de la cote mobilière
+ 20% d’augmentation de la taxe foncière
c’est la sélection par l’argent à bruz.
Quels sont vos objectifs en la matière?
Publié dans PARTICIPEZ aux débats lancés par les Bruzois(e)s
En m’excusant pour cette réponse tardive, je veux simplement vous dire:
- que durant ce mandat, la suppression des abattements à la base (15%) a fait décoller entre 2003 et 2004 la taxe d’habitation à Bruz. Sur des bases identiques, son montant a progressé en moyenne de près de 21%. Les taux du foncier bâti ont progressé de 11,25%.
- si vous regardez vos avis d’imposition, vous constatez que les augmentations sont encore plus fortes du fait que les bases (valeur locative par exemple) augmentent chaque année en plus…
- en résumé, la situation actuelle est que les impôts locaux augmentent plus vite que le coût de la vie.
Du coup, je peux répondre à votre question: même si sur son principe, l’impôt est un mode de redistribution solidaire, nous sommes conscients que nous ne pouvons augmenter aujourd’hui la pression fiscale sur les bruzois.
En introduction au texte de notre programme, j’ai dit que dans le contexte actuel où beaucoup (salariés, retraités et bien sur chômeurs) s’inquiètent de la baisse de leurs pouvoir d’achat, je ne me vois pas annoncer un programme ambitieux d’équipements pour dire ensuite aux bruzois que cela se traduira par des augmentations de taux.
Mon ancrage personnel à gauche prend l’une de ces sources dans ma rencontre avec personnes qui souffrent le plus de notre système économique et notre organisation sociale. Je n’ai pas l’intention de changer.
Mais dois-je vous cacher que mon inquiétude de futur maire concerne les financements de l’Etat. Si ce dernier - dont on nous répète au plus haut niveau que les caisses sont vides - n’assume pas sa part de notre budget… aurons-nous d’autres solutions que nos propres ressources, qui sont les contributions des bruzois?
Philippe Caffin
Bonjour,
Un moyen de faire de bruz une ville qui permette aux classes moyennes d’acceder à la propriété serait de rétablir l’exonération de la part communale de la taxe foncière durant au moins deux ans.
Pour notre cas, nous avons acquis une maison à bruz dans le cadre de l’accession aidée. Nous pensions être exonérés de la taxe foncière durant au moins deux ans. et surprise, nous avons payés une grande partie de la taxe foncière dans la mesure où à bruz le conseil municipal n’a pas souhaité voter l’exonération de la part communale.
J’ai écrit au maire actuel pour lui signifier l’incohérence de la démarche : Permettre l’accession sociale et ne pas exonéré la part communale.
Il m’a répondu qu’il verrait au prochain vote et que mon étonnement était fondé.
Je pense que si l’on veut permettre aux personnes ayant des revenus moyens, de vivre à bruz en tant que locataire ou en tant que propriétaire, il faut réellement réfléchir à une politique qui leur permettent déjà de s’installer et ensuite de pouvoir y rester.
Même si comme vous le dîtes l’Etat ne tiens pas ses engagements, si un ensemble de charges reviennent au mairies, il est important de prendre en considération ce fait (qui est vrai pout toute ville) et donc de réfléchir au moyen de permettre aux personnes de s’installer par des exonération temporaire et d’y rester par une stabilisation de l’impôt.
La question est donc comment stabiliser l’impôt ?
Je sais que cette question est difficile mais elle est essentielle pour permettre à bruz de vivre dans la diversité.