“le logement” débat lancé par Paul
Philippe
Lors de la réunion publique du 22 janvier, tu as parlé du logement social avec les termes comme «accueil », « nécessité de loger les gens qui viennent travailler dans le secteur », « nécessité d’accueillir les familles avec jeunes enfants ».
J’ai l’impression on pense au besoin futur en logement pour les nouveaux Bruzois qui vont arriver en oubliant les jeunes Bruzois actuels qui vont vouloir rester à Bruz.
Mes deux enfants de 16 & 18 ans font partie de la bosse démographique de la fin des années 80 qui a connu les classes surchargés de la maternelle jusqu’au collège, pour qui il fallait construire le lycée, qui était obligé de s’inscrire aux activités sportifs et culturels en mai pour être sûr d’avoir une place en septembre.
Pendant le prochain mandat, ces jeunes vont devenir adultes & un nombre signifiant trouvera du travail dans le secteur de Rennes et fondera des familles.
Vu le coût de l’immobilier à Bruz en achat et en location, je ne vois pas comment ils pourront rester sur Bruz.
Le message sur le logement qui aura le plus d’impact pour les Bruzois serait plutôt « Où vont vivre vos enfants quand ils quittent la maison ? »
23 jan, 16:46 —
et un complément à mon premier message.
Ma femme vient de me rappeler que toute une tranche de ces jeunes Bruzois, entre l’age de 18 & 25 ans vont voter pour la première fois pour un conseil municipal.
On est dans le devoir de leur proposer un logement abordable si ils veulent continuer à vivre à Bruz.
Je partage évidemment ce questionnement. Le logement des jeunes et leurs premiers pas dans la vie autonome nécessitent qu’ils puissent avoir un logement financièrement accessible. C’est l’un des objectifs du Programme Local de l’Habitat de Rennes Métropole que Bruz applique en construisant 350 logements par an jusqu’en 2012. Parmi ces nouveaux logements 25% doivent être des logements sociaux et 25% des logements intermédiaires: il manque en effet beaucoup de locatif… Il faut savoir aussi que les files d’attente sont longues pour le logement social… et que les jeunes ne peuvent pas toujours attendre. Il est donc nécessaire de soutenir la construction de petits logements locatifs les moins chers possible… sans quoi les jeunes ne trouvent rien en proximité ou restent - c’est fréquent- chez leurs parents dans des conditions pas toujours faciles pour démarrer une vie de couple!
Nous avons bien l’intention de prendre en compte cette nécessité dans de prochains programmes.
Philippe Caffin